Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Créer un Blog

Images Aléatoires

  • SousEx.jpg
  • Photo-012.jpg
  • Photo-009.jpg
  • Photo-010.jpg
  • Photo-011.jpg

Motion adoptée au C.A. du LP Victor LEPINE de Caen (13 dec. 2007)


MOTION

Conseil d'administration du Lycée Professionnel Victor LEPINE CAEN

Le jeudi 13 décembre 2007

Sans aucune discussion préalable avec les organisations syndicales, les branches professionnelles ou tout autre partenaire et alors qu'un rapport de l'inspection générale avait rendu, en septembre 2005, un avis critique négatif sur l'expérimentation du Bac professionnel en trois ans, le ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos a décidé la généralisation de celui-ci.

Les conséquences sont nombreuses :

- la suppression des formations BEP à court terme dans la quasi-totalité des filières.

- le niveau V maintenu au seul CAP à vocation à insertion professionnelle immédiate.

- le report de la mise en oeuvre en l'état de la réforme du BEP tertiaire.

Les membres du Conseil d'administration du L.P. considèrent que ces mesures correspondent pour l'essentiel à des objectifs d'économie budgétaire qui ne font que peu de cas de l'élève et de sa formation.

La mission du service public de l'Enseignement Professionnel consiste à accueillir l'ensemble des élèves orientés vers cette voie afin de leur assurer un niveau de qualification le plus élevé possible.

L'accueil en BEP des élèves de classe de troisième permet souvent, malgré des difficultés réelles, une orientation positive en plaçant nombre des élèves en situation de réussite.

La suppression de sections BEP ne peut qu'entraîner un accroissement des sorties sans qualification du système éducatif car de nombreux élèves ne pourront accéder à un Baccalauréat Professionnel en trois ans au lieu de quatre actuellement.

Cela d'autant que les exigences de ces bacs pro devraient être augmentées pour permettre, selon le ministre, une poursuite massive d'études en BTS et DUT. Cela risque d'aboutir à une fusion des voies technologique et professionnelle.

Ce dispositif fait fi des élèves en difficulté dont l'avenir ne saurait se régler dans des sections de CAP, qu'il soit à vocation sociale ou à vocation qualifiante.

Le fait de pouvoir passer un BEP à l'issue de la 2e année du Baccalauréat Professionnel en 3 ans, ne saurait remplacer une formation effective et spécifique à ce diplôme et n'est une solution ni acceptable ni appropriée aux sorties du système éducatif, qui s'accentueront.

Les membres du C.A.

- veulent le maintien de toutes les sections de BEP dans les Lycées Professionnels car elles sont l'un des maillons essentiels au sein d'une filière de formation complète.

- rappellent leur attachement au Baccalauréat Professionnel après 2 années de formation qualifiante en BEP.

- rappellent également leur refus d'orientation précoce avant la 3ème.

La décision ministérielle est à relier à la volonté de réduire considérablement le nombre de personnels à l'éducation nationale et aux projets concernant les lycées généraux et technologiques (réduction du nombre de filières et d'options, regroupements,...) qui devraient être connus en janvier : nous sommes confrontés à une transformation très profonde du système éducatif, qui remettrait en cause la diversification des formations dans le second cycle du second degré et qui n'offrirait plus de réelles remédiations et possibilités de poursuite d'études aux jeunes en difficulté à l'issue de la troisième.

Les mesures mises en oeuvre et prévues, impliquent à terme des suppressions massives de postes, de sections, de filières entières voire même de lycées professionnels.

Le statut des personnels, notamment ceux de lycée professionnel, leur avenir seraient de fait remis en cause.

En conclusion nous ne voyons pas dans cette réforme annoncée, une véritable amélioration de la formation des élèves de notre établissement mais bien au contraire, à terme une diminution de leur professionnalisme.

Alors qu'aujourd'hui, la qualité de nos formations reconnue par la profession, mais aussi les sénateurs*, permet une très bonne intégration professionnelle de nos élèves.

(*rapport du sénat sur le projet de loi de finances pour 2008 : Enseignement scolaire – Un autre regard sur l'enseignement professionnel )

L'Education = un privilège?

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés