Nom, prénom
PLP …………..
LP …………………..
Adresse
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Madame Monsieur le Recteur
Académie de …….
A ………………., le………………2009
Objet : Demande d’équité pour les conditions d’obtention des baccalauréats entre les filières professionnelles, générales et technologiques.
Madame, Monsieur le Recteur
A la prochaine rentrée le baccalauréat professionnel en 3 ans se généralisera pour officiellement tendre vers une équité entre les préparations et les délivrances des diplômes, qu’il s’agisse de la
voie générale, technologique ou professionnelle. Or, les modalités d’évaluation prévues montrent une disparité entre ces voies de formation.
Non seulement, le baccalauréat professionnel en 3ans modifiera la formation mais, pour augmenter les économies budgétaires et le taux de réussite, les examens seront aussi modifiés.
Le BEP qui a, depuis de nombreuses années, assuré l’intégration professionnelle des générations successives, sera remplacé par un diplôme intermédiaire. Il s’agira d’une certification qui
comportera cinq épreuves en enseignement général dont quatre en Contrôle en Cours de Formation. Elles seront organisées entre la fin de la première année de formation et la fin du premier semestre
de la deuxième année. Quelle sera la valeur de cette certification sur le marché du travail ?
Quant au diplôme du baccalauréat professionnel, l’une des nouveautés de l’examen est la mise en place d’une « épreuve de contrôle » dès la session 2009 qui consiste à « apprécier la capacité du
candidat à s’exprimer et à argumenter et à vérifier son niveau de maîtrise des connaissances et compétences scientifiques et techniques définies dans le référentiel de certification de la
spécialité de diplôme concernée ».
Cet oral prendra la forme d’un entretien de vingt minutes mené par un professionnel, un enseignant en enseignement professionnel et un en enseignement général – entretien basé sur une fiche
documentaire essentiellement en lien avec les stages effectués en entreprise. L’annexe que devront fournir les candidats pour cet oral (non soumise à notation et transmise le jour même de l’oral
aux examinateurs) est constitué d’un simple A4 dans lequel le candidat doit témoigner qu’il a intégré les « compétences professionnelles » de la tâche décrite.
Une note de 12 à cet oral caricatural assurera la réussite à l’examen. En effet, elle sera additionnée à la moyenne générale obtenue aux épreuves de juin. Le total divisé en deux fournira la note
finale du candidat. Cet « oral de rattrapage » compte donc pour 50% de l’examen, réunit tous les ingrédients permettant l’arbitraire le plus total, et vise à faire de l’enseignement
professionnel public une « boîte à diplômes » patronaux.
Il n’a pas été prévu, comme pour les baccalauréats généraux et technologiques, de baser ce rattrapage sur 3 matières choisies par le candidat ; ce serait bien trop onéreux et contraire à
l’objectif de cette réforme : diminuer les moyens d’enseignement.
Vos services insistent sur la volonté d’équité entre les voies de formation alors que seul le baccalauréat professionnel aura ce type d’épreuve de rattrapage. La différence faite met une fois de
plus en évidence le refus de considérer la culture professionnelle comme une culture à part entière. Une épreuve de rattrapage au baccalauréat professionnel organisée comme celle des autres
baccalauréat aurait pu être un élément d’équité entre les diplômes
C’est pourquoi je demande que :
ce projet soit revu, en alignant ce rattrapage sur celui des autres baccalauréats .et que l’épreuve de rattrapage dans sa forme annoncée soit annulée
la formation professionnelle puisse assurer correctement sa mission en conservant ses parcours différenciés qui assurent des conditions nécessaires à la formation des élèves : BEP pour une
remise en confiance suivi d’un baccalauréat professionnel.
Veuillez croire, Madame Monsieur le Recteur, en mon profond attachement aux valeurs du service public d’éducation.