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La rénovation de la voie professionnelle - 9 mars 2009
Cité universitaire internationale - Paris 14ème
Information faite aux Proviseurs (1/BEF) et aux IEN ET EG de toutes les académies
1 - Les orientations ministérielles : M. Nembrini, directeur général de l’enseignement scolaire
Cette réforme offre à tous les élèves, de lycées généraux, technologiques et professionnels, un horizon identique pour tous les élèves : un bac en 3ans. Il s’agit donc pour les élèves de LP d’une reconquête de l’estime de soi.
Un système de passerelles se met en place : on peut dire a un élève de 3ème : quand on travaille, on est assuré de sortir avec un diplôme.
Il est important pour que cette réforme puisse se faire qu’une réflexion sur les stages soit menée (banque des stages)
L’accompagnement personnalisé doit être inscrite à l’EDT des élèves et à celui des enseignants.
Le ministre a souhaité une certification intermédiaire. Cette certification doit permettre d’éviter les sorties sans qualification et se déroule dans le 1er semestre de la classe de 1ère.
Les nouvelles grilles horaires permettent l’autonomie des établissements.
C’est une réforme généreuse qui ne permet pas au Ministère de faire des économies.
2- L’impact de la mise en œuvre du cursus en 3 ans
A- L’organisation du parcours sous statut scolaire et sous statut d’apprentis – E. Arnold, sous directrice des formations professionnelles.
1/3 des élèves sont dans la voie professionnelle (149000 en LGT, 72000 en LP, 31500 en apprentissage.
Un des enjeux est de ne pas attirer les élèves vers la voie professionnelle mais de faire que cette voie soit la meilleure possible.
Les objectifs nationaux et européens veulent que 80 ou 85% des élèves obtiennent un diplôme. Aujourd’hui 40% de ces jeunes sont de niveau IV.
Il est donc nécessaire de conforter le niveau IV.
A la rentrée 2008, plus de 66000 jeunes sont entrés en bac pro 3ans.
Les programmes EG sont les mêmes pour tous les Bacs (avec quelques aménagements en sciences)
En enseignements professionnels. : les objectifs de la classe de seconde : concentrations sur les compétences transversales de niveau V communes à tous les bacs pro du champ professionnel→ impact important sur la carte des formations.
Apprentissage : modification de la durée des contrats. Contras signés pour un diplôme bien identifié (pas de Pb de certification intermédiaire).
3- L’orientation du parcours sous statut scolaire et sous statut d’apprentis : JF Taillandier, adjoint au chef du bureau de l’orientation.
A ce jour 3 voies.
Le choix d’une seconde se fait en précisant le champ professionnel et la spécialité.
Il n’y a pas de cycle de détermination.
A la fin de la seconde des ajustements de trajectoire sont possibles (Tout changement dans le cursus scolaire ne peut se faire qu’à la demande de la famille ou de l’élève, s’il est majeur avec arbitrage de l’IA qui tiendra comte des places disponibles.)
=> à la fin de la seconde professionnelle :
- passage en 1ère pro.
Ou - changement de spécialité dans un même champ professionnel,
Ou - passage en seconde technologique
Ou - passage en CAP
Pour les élèves de seconde générale ou technologique le passage en 1ère pro est possible avec un positionnement (pas plus de 4% de ces réorientations)
Entretiens personnalisés en 1ere et terminale, avec présence des parents recherchée pour permettre l’accompagnement personnalisé de l’élève. Il est de même en seconde pro, si possible dans la phase d’accueil.
4 - L’impact sur les diplômes et les examens. Dominique Raynaud, chef du bureau de la réglementation des diplômes professionnels.
Il ne s’agit pas d’une rénovation du diplôme mais d’une rénovation du cursus.
Il n’y a pas d’allègement.
Le Bac Pro reste inchangé en tant que diplôme.
Les référentiels d’activités professionnelles restent également inchangés.
Les compétences et savoirs associés à évaluer restent identiques (sauf rénovations habituelles liées aux évolutions technologiques)
Les qq retouches apportées aux règlements d’examen : nouvelles disciplines à évaluer : la prévention-santé-environnement et la LV2 pour les bacs services.
Les PFMP
Proposées à 22 semaines selon les grilles horaires, elles sont le plus souvent fixées à 16 ou 18 semaines = durée nécessaire pour la certification.
Pour le BEP 6 semaines sont nécessaires pour la validation du diplôme, 8 semaines sont nécessaires pour le CAP
Le niveau IV :
Le CAP se passe à l’issue d’une formation spécifique et, pour certains d’entre eux également pendant les parcours conduisant au Bac Pro 3 ans pour certaines spécialités (choix des CPC)
Le BEP (sauf pour les 4 qui demeurent inchangés) se passe pendant le parcours conduisant au Bac Pro.
Il y a obligation de passer un niveau V pendant le cursus de 3 ans (CAP ou BEP en fonction du Bac Pro).
Il faut distinguer le moment où on fait passer les épreuves du moment où le jury se réunira (pour la majorité d’entre eux à la fin du 1er semestre de 1ère Pro).
BEP « rénové » : diplôme de niveau V, inscrit au RNCP, accessible à tous les «élèves : élèves de bac pro, apprentis, formation continue des adultes. Des épreuves ponctuelles existent pour ce BEP ;
Tout est élaboré au sein des CPC.
Modalités d’évaluation :
4 épreuves sur 5 sont passées en CCF (2 épreuves professionnelles, 1 EPS, 1 Maths Sciences). La 5ème, en contrôle ponctuel, concerne le Français et l’Histoire Géo.
6 semaines de la PFMP de Bac Pro sont évaluées pour le BEP.
Le CAP : certification selon l’application des textes actuels.
BEP CSS : une réflexion est engagée entre l’ EN, le ministère des affaires sociales et le ministère de la Santé. Objet : création d’un ou 2 Bac pro pour la rentrée 2011( ?) qui dissocieraient le carrière du social.
Les équipes pédagogiques au complet ( EG et EP) sont chargées du suivi des PFMP.
5 – Organisation des enseignements dans le cadre de l’autonomie des établissements
Jacques SARAF, IG Eco/Gestion.
Cadre de l’autonomie relative des établissements :
Il est impératif de définir des projets pédagogiques/ Classe et de réfléchir à l’accompagnement personnalisé. Il est nécessaire de formaliser les objectifs fixés avant de répartir les heures projet ou d’accompagnement.
Les principes incontournables :
Atteindre l’objectif Bac Pro : ceci implique une réflexion quant au programme à enseigner en seconde (par exemple le Bac Métiers administratifs ne prévoit pas en seconde l’enseignement de la compta, or les élèves peuvent souhaiter être affectés en 1 Pro Compta..) De plus l’élève entrant en seconde y est accueilli pour passer le Bac et non le BEP.
Comment faire réussir le plus grand nombre d’élèves au bac ?
Avant : 37% des élèves entrant en BEP obtenaient le Bac Pro. L’ambition française est de 80%, le souhait européen est 85%.
Il faut analyser les classes : 1/3 arrivent sans problème, 1/3 a besoin d’une grande aide, pour le 1/3 restant, il est impératif de les aider pour éviter les sorties sans diplôme.
Il peut être envisagé de donner dans les 1ères semaines de cours le plus d’enseignement professionnel possible pour rassurer l’élève car s’il a choisi la voie professionnelle c’est qu’il est plus motivé par cet enseignement que par l’EG ( ? !!!).
3 – PFMP : partager la responsabilité de la formation entreprise/ établissement. Définir les compétences à travailler dans l’entreprise (compétences complexes, emblématiques) et celles à travailler dans l’établissement.
Il faut travailler sur le CCF ; celui-ci n’est pas certificatif mais formatif. Il ne s’agit pas d’une épreuve ponctuelle déconcentrée.
4 - Professionnalisation : identité professionnelle à défendre (à la différence de la voie technologique)
Michel GAVRILOVIC , IG STI
Il est nécessaire dès le début de l’année de vérifier que la spécialité choisie est bien celle que l’élève veut suivre. Motivation = réussite.
Nécessité de faire émerger de nouvelles compétences.
Décrochage : la pédagogie doit apporter des réponses.
Il est impératif de pratiquer une pédagogie active : mettre l’élève devant la machine et aborder ensuite les savoirs faire et les savoirs être.
Les stages en entreprise devront être nombreux, l’encadrement suffisant. La réglementation devra accompagner la réforme.
Il faudra rappeler aux élèves la nécessité de travailler plus à la maison. Les professeurs devront y veiller
Les projets disciplinaires ou pluridisciplinaires devront afficher les objectifs et la démarche. Ils sont obligatoires, leur typologie est élargie, leur mise en œuvre assouplie (pas de contrainte de durée). Le nombre d’heures est défini par l’établissement.
L’accompagnement personnalisé n’a pas obligatoirement d’horaire hebdomadaire. Toutes les disciplines peuvent y participer. Cela ne se réduit pas à un enseignement disciplinaire.
Certains besoins sont connus des enseignants, des modules peuvent don être anticipés (évaluation à faire).
Les IEN auront un rôle essentiel à jouer dans la réalisation d’outils disciplinaires et dans l’accompagnement des équipes.