Compte-rendu (à trous et non synthétique) de l’heure d’info syndicale du jeudi 11 décembre
Chacun est invité à l’enrichir, à exprimer ses remarques et ses propositions sur l’action à engager.
(à retourner dans les casiers de JL Steinbach ou V Lefebvre, ou par mail)
Plus d’une trentaine d’enseignants du Lycée Professionnel ont participé à l’heure d’information syndicale du Jeudi 11 décembre 2008. Voici quelques uns des points abordés dans les
interventions
Quel est l’avenir du Lycée Professionnel ?
Le Rectorat prévoit de réduire les structures de formation du lycée professionnel à quatre baccalauréats professionnels trois ans et un CAP deux ans, pour des élèves issus de
collèges :
Un bac électrotechnique avec deux groupes ateliers à 15 places,
Un bac SEN avec deux champs professionnels à 15 places (électrodomestique et audiovisuel)
Un bac MVA mécanique automobile avec trois groupes ateliers à 10 places
(Le CAP peinture n’étant pas mentionné)
Que vont devenir les jeunes ?
Les interventions ont mis en évidence, sous bien des aspects, l’ampleur du décalage entre ce projet de structures et la réalité des attentes et des besoins des jeunes issus de collège à l’entrée du
lycée professionnel.
Le projet rectoral génère une réduction drastique des capacités d'accueil :
310 places au total (si les terminales bac restent à 30 places) pour 110 places en première année
La situation actuelle (année 2007-2008) (hors carrossiers peintres)
366 places au total pour 183 places en première année (dont 54 places en première bac pro 2 ans)
Pour mémoire : En deux rentrées successives, les capacités totales d’accueil seront passées de 444 places à la rentrée de 2006 à 366 places par les décisions de suppression sans
transformation des BEP ICE (-48 places) , et de réduction des capacités en BAC SEN (-30 places), avec regroupement des élèves dans certains enseignements..
Appauvrissement du qualitatif :
Un CAP seul en carrosserie, un bac pro seul pour les autre champs.
Le BEP n’existera plus, pourtant indispensable comme premier palier d’orientation professionnelle, pour des élèves souvent trop immatures pour exprimer un tel choix à la sortie du collège. Ce
diplôme ne sera plus qu’une formalité accompagnant la sortie prématurée et sans formation d’élèves en difficultés.
Avec les classes de BEP disparaissent ainsi les possibilités de réorientation professionnelle ou de passage en cycle long. La perspective de poursuite d’études au-delà du bac pro trois ans devient
un leurre.
Que vont devenir les conditions de travail dans les classes ?
Elles seront rendus plus pénibles par des regroupements plus nombreux d’élèves qu’il sera encore plus difficiles de faire progresser dans ces conditions, avec des cours moins efficaces.
La sortie aménagée avec un BEP déqualifié sera un pis-aller démotivant pour les élèves en difficulté.
Combien de suppression de postes ?
Moins d’élèves au lycée professionnel regroupés dans des classes plus nombreuses permettra de réduire encore la dotation en postes de l’établissement : gâchis de moyens humains et matériels
investis dans des formations récemment rénovées, alors que de gros travaux de restructuration des locaux de l’établissement sont en cours.
Comment agir ?
Ne pas attendre l’arrivée de la DHG
Dans l’immédiat, élaborer des contre propositions concrètes, par champs professionnels, comme cela a été entrepris en carrosserie.
Constituer des supports pour diffuser une information claire et compréhensible en direction des parents d’élèves et des élèves, dans les collèges, mettant l’accent sur la dégradation de l’offre et
des conditions de formation découlant du projet rectoral.
Aller porter dès le début du mois de Janvier au rectorat les contre propositions, appuyées sur une mobilisation la plus large et la plus déterminée possible.
Prévoir dès cette semaine une assemblée générale à la rentrée de Janvier.