Bonsoir,
Suite au rassemblement ce matin devant le Rectorat ( grève académique )une délégation intersyndicale a été reçue par Monsieur le Recteur vers 11h. En voici un bref compte-rendu:
- A l' appel des organisations syndicales CGT, FO, SNEP, SNUEP, et SUD, une AG académique s' est tenue à La Halle aux Toiles à 14h30 pour faire le point et réfléchir aux suites à donner au
mouvement.
- Les représentants syndicaux ont demandé à M. Le Recteur de renoncer aux suppressions de postes dans les LP, de renoncer aux fermetures de sections de BEP( notamment les BEP ATA ) et de stopper la
généralisation des Bac Pro 3 ans. 6 LP se sont mis en grève en une semaine dans notre académie (tout de même!) suite aux fermetures brutales ...
M.Le Recteur a dit qu' il comprenait l' émotion suscitée par ces décisions tout en affirmant que ces suppressions n' étaient en rien liées à la réforme de l' enseignement professionnel mais qu'
elles s' inscrivaient dans le cadre de la loi de Finances votée et qui prévoit le non remplacement d' un départ sur deux à la retraite...
Le Rectorat en catastrophe a reçu les délégations les unes après les autres et à chaque fois a "lâché" dans l' urgence "quelques miettes" ( en général création d' un CAP en remplacement d' un BEP
supprimé; ou encore des "demi sections" de Bac Pro) .Quelle cohérence dans ce grand bricolage? Autre petite compensation: une journée de grève ne sera pas prélevée sur salaire pour les collègues
concernés par ces suppressions...Une seule journée! Il ne faut pas abuser de la générosité du Recteur... On croit rêver!
D' autre part le Recteur a parlé à propos de la réforme du LP, d' une véritable "Révolution culturelle", que nous étions désormais "à l' heure de l' autonomie, de la souplesse, de l' adaptation à
la Globalisation"...Autrement dit nous n' avons encore rien vu ! Le pire est devant nous !
Une chose est sûre, cette réforme en plusieurs actes ( d' abord dans les LP puis dans les lycées techniques et généraux) se fait dans la précipitation au pas de charge sans réelle concertation,
dans la plus grande confusion avec beaucoup d' incohérences : réduction de l' offre de formation, CAP ou BAC PRO ? Qui décide ? Selon quels critères? réduction des possibilités de dédoublements,
nouvelles modalités de répartition des heures , au cas par cas, la place de + en + importante du CCF et la surcharge de travail qui en découle...Certains collègues ont évoqué également le problème
du reclassement du personnel ( métallurgie Verneuil sur Avre); D' autres ont insisté sur le nécessaire soutien des parents pour offrir à leurs enfants la + large offre de formation, notamment en
milieu rural ( 3 Lycées à Bernay) Enfin la question de la transformation des heures sup en heures postes a été soumise au vote (majorité écrasante) et sera déposée dans les prochains jours sur le
bureau de M le Recteur.
Voilà.Vous l' avez compris: l' heure est grave. L' heure est à la mobilisation. Elle peut prendre des formes différentes selon les établissements. Une grande journée d' action pour la semaine
prochaine a été proposée ( jeudi 19?) afin d' informer les parents, d' alerter l' opinion sur les dangers de la réforme. Face à la casse de notre service public d' éducation auquel nous sommes tous
,je crois, très attachés, il convient désormais de préparer la riposte en construisant un mouvement + large, intersyndical voire national seul capable, me semble-t-il, de faire aboutir nos
légitimes revendications.
Toutes les idées pour renforcer la mobilisation sont évidemment les bienvenues.Alors à vos claviers !
A bientôt
Abdellah AZIZI