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DEPECHES

Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 19:57

 



Président du conseil scientifique des états généraux de la sécurité à l'école, Eric Debarbieux s'est réjoui « d'avancées » dans la politique gouvernementale. Il souligne en particulier l'évolution sur les questions de « formation », de « stabilisation des équipes » et de recherche de solutions à « long terme ».

Côté syndicats, le SE-Unsa évoque des débats « sérieux », « éloignés du sensationnel et de l'émotionnel ». Mais il regrette une conclusion trop axée sur les « figures imposées du sarkozysme : menaces sur les allocations familiales, vouvoiement des élèves, vidéo-protection... ». Le Sgen-CFDT partage cet avis : « les propositions tracées par le ministre dans sa conclusion apparaissent pour certaines nettement en décalage au regard des débats ». Même analyse pour la FSU : « les cinq orientations […] sont en décalage complet avec les attentes exprimées lors de ces journées ».

Ce « décalage » est aussi évoqué par la FCPE, qui « regrette que le ministre n'aille pas assez loin dans la remise en cause de la politique gouvernementale en matière de formation des enseignants ».

Désarroi également ressenti par les lycéens de l'Union nationale lycéenne : « On a eu deux jours de travail positifs. Et le ministre fait des propositions qui vont à l'opposé. La communauté éducative ne s'y retrouve pas ». Enfin, l'opinion de la FIDL est plus tranchée : elle dénonce « une mascarade » et juge que les « deux jours de débat n'ont servi à rien ».

Sources : AFP, 20minutes.fr, lePoint.fr, Libération, le Monde, nouvelObs.com, le Parisien, l'Express.fr, AP
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Vendredi 9 avril 2010 5 09 /04 /Avr /2010 19:54



17.268 élèves ont été définitivement exclus de leur établissement pendant l'année scolaire 2008-2009. C'est ce que révèle l'étude réalisée par un ancien inspecteur de l'Éducation Nationale, Georges Fotinos, en marge des états généraux sur la sécurité à l'école qui ont débuté ce mercredi. Elle chiffre par ailleurs à 367.416 le nombre d'élèves exclus temporairement pendant cette même période.

Concepteur d'un baromètre sur le climat des établissements scolaires, produit notamment avec le soutien de la Casden, Georges Fotinos base ses calculs sur une extrapolation des déclarations de 400 collèges et lycées publics représentatifs des 7500 établissements français.

Sans surprise, l'étude révèle que « plus le climat est mauvais, plus les sanctions et les conseils de discipline sont nombreux et le taux d'absentéisme élevé ». A l'inverse, plus il y a de filles parmi les élèves, « moins les exclusions définitives et les conseils de disciplines sont nombreux ». Le document précise également que les exclusions sont les plus fréquentes dans les lycées professionnels et que les chefs d'établissement ayant moins de quinze ans d'ancienneté y recourent plus que les autres.

Soulignant les risques de banalisation de la plus grave des sanctions qu'il soit possible de prendre contre un élève, Georges Fotinos préconise la recherche de solutions « en amont du conseil de discipline » : commissions éducatives, passage en classes relais, signature de contrat entre l'élève, ses parents et le chef d'établissement...

Sources : le Monde, AFP, l'Express.fr, ActuaLitté.com

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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /Déc /2009 22:27


Une vingtaine d'universitaires, majoritairement des historiens, ont lancé un appel commun dans les colonnes du Journal du Dimanche. Ils y dénoncent la disparition des cours d'histoire-géographie en terminale scientifique.

Ils ont été rejoints par des personnalités politiques et artistiques, comme l’acteur Pierre Arditi, le chanteur Abd Al Malik, le PDG d’Arte Jérôme Clément, le psychiatre Boris Cyrulnik, les écrivains Philippe Delerm, Eliette Abécassis, Laure Adler et Hervé Hamon, ou le philosophe Michel Onfray.

Les signataires replacent notamment cette décision dans le contexte du débat sur l'identité nationale et affirment qu'elle « va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée (...), ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires ».

Luc Chatel se veut toutefois rassurant et affirme que l'histoire gardera « la place éminente qui a toujours été la sienne ». Pour le ministre de l'Éducation nationale, « on ne supprime pas le programme d'histoire-géo en terminale scientifique, ce programme sera vu en première. En première, les lycéens de la filière S vont voir leur horaire d'histoire-géo passer de 2h30 à 4 heures ».

La réforme du lycée prévoit de faire de l'histoire-géographie une simple option en terminale S, pour la remplacer par un accompagnement personnalisé en petits groupes. Elle doit être entérinée ce jeudi par le Conseil supérieur de l'Éducation et entrer en vigueur à la rentrée 2010 pour la seconde, à partir de la rentrée 2012 pour les terminales.

Sources : AFP, leJDD, nouvelObs.com, France-Info.com, le Figaro, l'Express.fr, le Monde, 20minutes.fr, Métro France, le Parisie
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 21:56
Jeudi 10 décembre 2009

Des anciens combattants contre la suppression de l'histoire en terminale S


La Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca) a "déploré" jeudi la suppression de l'apprentissage obligatoire de l'histoire en terminale S et a demandé au gouvernement de revenir sur cette décision.

Dans un communiqué, la Fnaca et sa commission Guerre d'Algérie Jeunesse Enseignement "déplorent" cette suppression, prévue dans la réforme du lycée, et "s'associent aux protestations" des professeurs d'histoire-géographie.

Considérant qu'"un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir", la Fnaca "regrette d'autant plus cette décision incompréhensible que l'enseignement de l'histoire contemporaine et notamment de la guerre d'Algérie, demande au contraire des efforts supplémentaires dans le cadre de la formation des jeunes à la citoyenneté".

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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 21:58
   

Stress des enseignants : comment ne pas se laisser emporter ?


Troubles du sommeil, dépression, maladies cardio-vasculaires... Le stress que de nombreux enseignants reconnaissent subir peut avoir des conséquences dramatiques sur leur santé et leur vie. Comment s'en prémunir ? Que faut-il faire lorsque les premiers signes de tension apparaissent ?

« Il ne fait absolument aucun doute que les enseignants sont parmi les personnes les plus touchées par le stress au travail ». Cette phrase, extraite d'un rapport du Comité syndical européen de l'éducation (CSEE), résume à elle seule la situation dans les 27 pays de l'Union européenne. Et, même si aucune évaluation spécifique n'y est disponible, la France n'est pas épargnée par le phénomène.

Des causes multiples

Laurence Janot l'étudie depuis plusieurs années. Maître de conférences en sciences de l'éducation à l'IUFM d'Aquitaine, elle a coécrit un livre sur le sujet* et identifié plusieurs sources de stress. « Celle qui apparaît le plus souvent, tous enseignants confondus, concerne les relations avec les élèves, les parents, les collègues, la hiérarchie... Les enseignants souffrent également d'un manque de soutien et de la difficulté à intéresser les élèves chaque jour. En outre, ils ne savent plus trop ce que l'on attend d'eux et, surtout, ce qu'on leur demande ne correspond pas forcément à leur éthique. »

A cette liste, non exhaustive, s'ajoutent des causes moins spécifiques : surcharge de travail, cumul des contraintes, manque de reconnaissance... Quand le seuil de rupture est atteint, le stress se transforme en épuisement professionnel, et l'enseignant ne peut plus remplir sa mission.

Ne pas s'isoler

Sociologue, maître de conférences à l'université Lumière Lyon 2, coauteur de « La souffrance des enseignants »**, Françoise Lantheaume est formelle, lorsque les problèmes apparaissent, il faut d'abord les partager : « Pas pour faire corps contre les élèves ou les parents, car il s'agirait d'une réaction défensive qui n'aidera pas. Il s'agit d'échanger entre collègues pour discuter du travail : comment allons-nous nous y prendre ? »

Autre avantage de la concertation, elle facilite les arbitrages, fréquemment générateurs de stress. « L'enseignant qui commence à ne pas aller bien, complète Laurence Janot, doit aussi se tourner vers l'institution pour qu'elle l'informe des réseaux auxquels il pourra s'adresser : médecins, assistants sociaux... Le problème, c'est que la médecine de prévention n'est pas encore très développée dans l'Éducation nationale ». En partageant son stress, l'objectif est double : aller chercher dans son entourage, professionnel, amical, familial, des ressources que l'on ne trouve plus en soi, pour réussir à passer du statut de victime à celui d'acteur.

Dissocier vies privée et professionnelle

La nature du travail des enseignants a changé, ajoute Françoise Lantheaume. « Il en résulte une porosité entre vies personnelle et professionnelle, qui peut avoir des aspects négatifs. » Mieux vaut en effet éviter de ramener chez soi les conflits vécus dans la sphère scolaire. « Il faut trouver la bonne distance aux élèves, le mélange de bienveillance, d'autorité, de rigueur, d'ouverture... », explique Laurence Janot.

Le professeur ne doit jamais se mettre au même niveau que l'élève, sous peine de se laisser complètement emporter par ses émotions. « C'est un travail très subtil, qui se joue dans tous les métiers de la relation humaine. L'enseignant doit d'abord bien se connaître, pour ensuite être capable de comprendre, sans pour autant l'autoriser, la réaction d'un élève, et y répondre sans agressivité. Cela se passe d'ailleurs de la même façon dans les conflits avec les parents ».

Autre constat tiré par Françoise Lantheaume de ses travaux, « les enseignants qui résistent le mieux au stress sont ceux qui exercent une autre activité : syndicale, politique, artistique, associative... Cela leur permet notamment de trouver des ressources dans cet autre monde, qu'ils utilisent ensuite dans leurs classes. »

Ne pas culpabiliser

Reste que l'axe personnel, aussi important soit-il, n'est pas seul en cause. « On focalise toujours sur l'observation de l'individu », constate Laurence Janot. Pourtant, en stigmatisant les personnes, l'institution ne fait que renforcer leur vulnérabilité. « Or, toutes les études montrent bien que l'organisation a un impact très important. Et le problème de l'un est souvent partagé par d'autres ». La prévention du stress passe donc aussi, et peut-être surtout, par l'évolution de l'organisation du travail, des rapports hiérarchiques et des pratiques de management au sein des établissements scolaires. C'est aussi l'avis de Françoise Lantheaume : « Quel que soit le type d'établissement, c'est l'existence de collectifs de travail qui donne de la force aux enseignants. »

Patrick Lallemant

* « Le stress des enseignants », Laurence Janot-Bergugnat, Nicole Rascle, Ed. Armand Colin, 224 pages, 24€
** « La souffrance des enseignants », Françoise Lantheaume, Christophe Hélou, Puf, 192 pages, 15€
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L'Education = un privilège?

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