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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 22:03
Dimanche 6 décembre 2009

In Le Journal du Dimanche

Présentée jeudi prochain, la réforme des lycées propose de rendre optionnelle l’histoire-géo en terminale S. Universitaires, personnalités artistiques et politiques s’insurgent contre cette proposition.

"La décision envisagée par M. le Ministre de l’Education nationale, dans le cadre de la réforme des lycées, de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale scientifique ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle.


A l’heure de la mondialisation, les futurs bacheliers scientifiques n’auraient donc nul besoin de se situer dans le monde d’aujourd’hui par l’étude de son processus d’élaboration au cours des dernières décennies, pas plus que par l’analyse de sa diversité et des problèmes qui se posent à la planète et à son devenir. En outre, ils se trouveront dans l’impossibilité d’accéder à certaines formations supérieures de haut niveau pour lesquelles la connaissance de l’histoire et celle de la géographie sont indispensables et vers lesquelles ils se dirigent en nombre croissant.


Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires.

Il est impératif d’annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens."


Signataires



:
Jean-Pierre Azéma (historien), Antony Beevor (historien, université de Londres), Jean-Jacques Becker (historien), Serge Berstein (historien, Sciences-Po), Pierre Cosme (historien, université Paris-I), Alain Finkielkraut (philosophe, Ecole polytechnique), Jean-Noël Jeanneney (historien, Sciences-Po), André Kaspi (historien), Jacques Le Goff (historien), Hervé Le Bras (démographe, Ined et EHESS), Evelyne Lever (historienne, CNRS), Pierre Milza (historien), Michelle Perrot (historienne), Antoine Prost (historien), Jean-Pierre Rioux (historien), Jean-François Sirinelli (historien, Sciences-Po), Benjamin Stora (historien, universités Paris-VIII et Paris-XIII), Jean Tulard (historien), Annette Wieviorka (historienne, CNRS), Michel Winock (historien, Sciences-Po).
Par esprit libre - Publié dans : APPELS
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 21:56
Jeudi 10 décembre 2009

Des anciens combattants contre la suppression de l'histoire en terminale S


La Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca) a "déploré" jeudi la suppression de l'apprentissage obligatoire de l'histoire en terminale S et a demandé au gouvernement de revenir sur cette décision.

Dans un communiqué, la Fnaca et sa commission Guerre d'Algérie Jeunesse Enseignement "déplorent" cette suppression, prévue dans la réforme du lycée, et "s'associent aux protestations" des professeurs d'histoire-géographie.

Considérant qu'"un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir", la Fnaca "regrette d'autant plus cette décision incompréhensible que l'enseignement de l'histoire contemporaine et notamment de la guerre d'Algérie, demande au contraire des efforts supplémentaires dans le cadre de la formation des jeunes à la citoyenneté".

Par esprit libre - Publié dans : DEPECHES
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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /Déc /2009 21:42
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix/  VOIR LA VIDEO: link
Par esprit libre - Publié dans : VIDEOS
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 21:35
LP DUMEZIL de Vernon
Motion au Conseil d’administration
mardi 17 novembre 2009

Réunie en Assemblée Générale le 9 novembre, l’équipe enseignante du lycée professionnel s’élève contre certaines pratiques et situations dommageables à l’ambiance générale.

Nous avons recensé multiples petites choses et « arrangements maison » qui créent un climat délétère, nuisent à l’équité des situations et handicapent la qualité de nos enseignements.

Parmi les points litigieux, nous soulignons :

- Le problème du regroupement des classes, qui reposent sur la réforme « DARCOS » de l’Enseignement Professionnel, anti-pédagogique et facteur de dégradation des conditions de travail des élèves et professeurs.

Ces regroupements entraînent à eux seuls une lutte pour l’attribution des heures de dédoublement, au détriment des matières générales (puisque avec des classes regroupées, les deux tiers sont déjà attribuées à l’enseignement professionnel).

Ils posent le problème des professeurs principaux, qui ne peuvent, en, théorie, n’être que des professeurs de matière générales car eux seuls enseignent à la classe entière.

Pourtant, dès cette année, des arrangements ont été pris en catimini pour dédoubler, ou pas, en fonction de quels critères ? les professeurs principaux de certaines classes. Leur mode rémunération n’a pas été évoquée clairement, nous attendons des éclaircissements formalisés sur cette question.

Enfin, ils posent le problème de la compatibilité des enseignements, pas toujours adéquat, suivant la matière, dans certaines sections regroupées.

Notre exigence réside, pour la préparation de la rentrée 2010, dans l’arrêt ferme et définitif du regroupement des classes - La règle étant simple : un diplôme, une classe - et dans la réponse immédiate au problème des professeurs principaux et de leur rémunération..

- Le risque de suppression de poste inhérent à la généralisation de la réforme dans notre établissement,

Nous refusons catégoriquement toute suppression de poste, quelle que soit la nature des changements de structures l’an prochain.

- Le problème des effectifs en classe. Nous connaissons cette année des classes à effectif de 34 élèves, en dépit de l’engagement qui avait été pris l’an dernier par l’administration dans ce même conseil (pas plus de 30 élèves par section). Il est d’ailleurs demandé un éclaircissement sur le niveau de dédoublement des heures de chaque classe - en fonction de quel calcul ? Sur quel critère (calculs des heures de dédoublement pour 30, comme prévu l’an dernier, ou 34 élèves ?) - et Quid du nombre d’élève par niveau vis-à-vis du statut Plan violence (ou pas ?) de l’établissement…

Nous refusons d’enseigner face à des divisions de plus de 30 élèves et demandons des réponses formelles à nos questions.

- L’absolue incertitude sur le devenir de nos élèves inscrits cette année en Terminale BEP. En l’état actuel des choses, il n’y a pas de place prévue pour eux en poursuite d’étude l’an prochain.

Nous exigeons un engagement formalisé sur la création de nouvelles sections de Bac Professionnel pour accueillir chaque élève sortant de BEP avant décembre 2009.

- Le scandale du maintien des HSA comme variable d’ajustement des emplois du temps au détriment de la qualité des cours et utilisées maintenant comme moyen de masquer le véritable problème du salaire des enseignants.

Nous rappelons qu’un quota d’heures supplémentaires comme celui de cette année (environ 10% du total des heures effectuées), implique la suppression ou non créations de postes d’enseignants au lycée, une surcharge de travail pour les professeurs qui les assurent, les rendant moins disponibles pour suivre leurs élèves et dispenser des cours de qualité optimale.

Cette politique conduit à une logique du « chacun pour soi », et, couplée aux dispositions horaires de la réforme, à des « arrangements maisons » contestables sur tous les plans : pédagogie, égalité des formations entre les établissements, et équilibre des services entre les enseignants.

Nous demandons la réduction effective des HSA et leur transformation en heure poste dès que possible.

- Le flou organisé autour des heures d’accompagnement personnalisé, dont le quota théorique n’est pas respecté, la logique de distribution pour le moins incompréhensible et leur utilité, de ce fait, incertaine.

Nous demandons une » remise à plat » de ce dossier et des réponses formelles à nos interrogations.

- L’absence d’un professeur de maintenance pour les Terminales BEP MEI, remplacé sine die par un collègue de construction mécanique, ce qui prive, depuis septembre, nos élèves de 3 heures de maintenance obligatoires pour la validation de leur diplôme.

Nous demandons le retour immédiat d’un professeur de maintenance pour assumer ces 3 heures en MEI.

- « L’arrangement maison » réalisé pour les heures d’enseignement de lange vivante 2. Nous constatons que la collègue d’Espagnol a, à juste titre, demandé le dédoublement de ses classe eu égard aux problèmes posés par l’imposition de la seconde langue suite à la réforme : espagnol imposé comme seconde langue à des élèves n’en ayant jamais fait, niveau plus qu’hétérogène dans les classes …. Ces dédoublements accordés l’ont été, là aussi, en catimini et on remarque que nos élèves n’auront, au final, que la moitié de leurs heures théorique en LV2 réalisées. Ceci pose le problème de la validité du diplôme (dont le contenu dans cette matière reste sans réponse).

Notre autre surprise est de constater que l’établissement a jugé que la classe PASS serait le moyen de compléter ces heures dédoublées. Mais depuis quand le rôle de la structure PASS et de ses membres est il de dispenser des heures d’enseignement. ? Quelle est la considération du métier de professeur et de l’importance donnée à la formation de l’élève illustré dans cet exemple ?

Nous exigeons que les heures d’espagnols puissent être dédoublées par le recrutement d’un second professeur.

- L’arrivée, jusqu’aux vacances de Toussaint (et peut être après ?...) de nouveaux éléments dans les classes. Il est sans dire que cela constitue un élément perturbateur de la progression pédagogique

Nous demandons de ne pas procéder à du « remplissage systématique » des places vacantes et à définir le 30 septembre comme date ultime d’arrivée de nouveaux élèves.

- Le souci de la présence et de la création d’une équipe « chef de travaux » en tertiaire. Il existe un grand manque de lisibilité sur le rôle et les missions du chef de travaux en tertiaire, de son éventuel secrétariat …

Nous demandons la redéfinition formelle du poste de chef de travaux et de son entourage.

Tous ces problèmes s’inscrivent dans la continuité de ce qui avait été remarqué et soulevé l’an dernier.

Plusieurs motions avaient été portées à la connaissance du conseil d’administration (rejet de la DHG, Réforme de l’enseignement Professionnel …), et des remarques sur le fonctionnement matériel et pédagogique de l’établissement (doublement des Professeurs Principaux pour les classes regroupées …). A chaque fois, aucune réponse formelle n’avait été donnée à nos demandes. Notre parole semblait, et semble encore, plus que consultative..

Cette année, les représentants du personnel, réunis dans une liste unitaire revendicative, ont décidé de ne plus continuer à transformer le Conseil d’Administration en chambre d’enregistrement des décisions rectorales et administratives.

Nous considérons que notre liste s’attache à défendre le service public de la formation professionnelle qui a déjà été amputé de 10% de ses places d’accueil cette année (600 places en moins pour moins de 6000 élèves dans l’académie).

Si, après avoir suivi la voie démocratique du Conseil d’Administration, comme les années passés, nous n’obtenons pas de réponses écrites, tenant compte de nos remarques et motions, il nous semblera alors inutile de participer à ce simulacre de concertation et serons obligé de ne plus siéger au Conseil d’Administration du Lycée Professionnel.

 

Les représentants du personnel enseignant CGT Educ’action – Sgen/CFDT – SNEP/FSU , le 9 novembre 2009

Par esprit libre - Publié dans : COMMUNIQUES
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 21:04

In VousNousIls

Une large intersyndicale de l'éducation et de l'enseignement supérieur appelle à une "journée nationale de mobilisation" le mardi 15 décembre contre la réforme de la formation des enseignants, selon un communiqué diffusé par l'organisation étudiante Unef.


"Parce qu'enseigner est un métier qui s'apprend", les 16 organisations signataires appellent à des mobilisations "dans l'enseignement primaire, secondaire et supérieur pouvant se traduire par des initiatives de grèves, des rassemblements, des assemblées générales de débat, des manifestations".

Il s'agit de "dénoncer le projet régressif du gouvernement pour la formation des enseignants" et "d'exiger" une réforme différente "permettant une vraie formation professionnelle".


Les signataires sont notamment l'Unef, première organisation étudiante, les fédérations FSU, Unsa Education et Sgen-CFDT, les principaux syndicats d'enseignants du primaire (SNUipp-FSU), du secondaire (Snes-FSU) et du supérieur (Snesup-FSU), les parents d'élèves de la FCPE et les organisations lycéennes UNL et FIDL.

Cette réforme prévoit le recrutement des professeurs au niveau master deux (bac plus cinq) et de confier la formation aux universités via des masters.
Par esprit libre - Publié dans : TRACTS
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Texte Libre



"Nous partîmes cinq cents; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port.
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient de courage!"

Le Cid, acte IV, scène 3

L'Education = un privilège?

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